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Les alternatives végétales au cuir

Depuis quelques années, des alternatives végétales au cuir apparaissent à travers le monde. Que ce soit dans un souci éthique ou écologique, les industriels de la mode et du design se tournent vers ces nouvelles matières textiles au grain et au fini aussi esthétiques que la matière animale.

Voici 3 exemples qui utilisent des déchets organiques générés par l’industrie agro-alimentaire et les transforment en matière textile à forte valeur ajoutée :

 

Textile végétal à base d’ananas :

Qu’est-ce que c’est ?

Cette matière est issue des fibres de la feuille d’ananas collectées à l’issue de la récolte des ananas aux Philippines. Plutôt que d’être laissées sur place ou brûlées, ces feuilles sont valorisées grâce à la création de cette nouvelle matière.

Son origine

Appelé Piñatex par sa fondatrice, Carmen Hijosa, et commercialisé depuis 2011 par la société Ananas Anam, ce matériau s’inspire d’un vêtement philippin traditionnel le barong tagalog fabriqué à partir de la fibre d’ananas. Cette innovation a été plusieurs fois récompensée : en 2015, Carmen Hijosa, a été finaliste du Cartier Women’s Initiative Awards et en 2016 Ananas Anam a gagné le Arts Foundation UK Award for Material Innovation (prix de l’innovation matérielle).

Crédit photos: Piñatex

Ses applications

Le Piñatex se décline en différents coloris et textures. Il a déjà séduit plus d’un millier de marques que ce soit dans l’habillement (Hugo Boss, Paul Smith ou Trussardi,…) ou l’ameublement.. Ce tissu est également labellisé vegan par l’organisation de défense des animaux PETA.

Crédit photos: Piñatex pour Tamasine Osher Design

Textile végétal à base de raisin :

Qu’est-ce que c’est ?

Cette matière est créée à partir des résidus de la vinification, que l’on appelle communément le marc de raisin et qui se compose des pépins, des tiges et des peaux dont sont extraites les fibres.

Son origine

Le cuir de raisin appelé Vegea de la marque éponyme a été créé en 2016 en Italie. Ses deux fondateurs souhaitaient développer une matière textile à partir de biomatériaux déjà existants et issus de l’agriculture. Après de nombreuses recherches, ils se sont tournés vers les sous-produits de la vigne qui leur ont permis de fabriquer cette matière souple, légère et résistante. Vegea a reçu le prix de l’Innovation 2017 de l’organisation de défense des animaux PETA.

Crédit photos: Vegea

Ses applications

Outre les marques de vêtements comme le Cop Sportif, Serapian, le constructeur Bentley a habillé l’intérieur de sa voiture NewExp 100 GT en Vegea.

Crédit photos: Vegea pour le Coq Sportif

 

Textile végétal à base de pommes

Qu’est-ce que c’est ?

A partir des déchets de l’industrie de la pomme, la société italienne Frumat, a créé une fibre organique permettant d’élaborer un nouveau textile végétal, le pellemela. Cette matière est constituée de 50% de fibres de pommes et de 50% de polyuréthane.

Son origine

Afin de valoriser les déchets issus de l’industrie de la pomme dans le tyrol italien, Frumat s’est d’abord lancé dans la création d’une matière première proche du papier. Fort de cette expérience réussie et désireux d’étendre leur savoir-faire à d’autres pans de l’économie énergivores et polluants, Frumat a développé le Pellemela, s’inscrivant ainsi dans une logique d’économie circulaire et locale, le pellemela étant fabriqué sur le lieu de traitement des pommes.

Ses applications

Ce tissu offre un large panel de possibilités en termes d’épaisseur, de texture, d’embossage et de couleur. Design d’ameublement, habillement et accessoires de mode. Parmi les grands noms qui l’utilisent, Philippe Stark, Tommy Hilfinger et la start-up de sneakers dépareillées Caval.

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photos: Frumat pour P. Stark et Caval

 

Sources : Premierevision ; Designwanted ; BPIFrance

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